Régie de traitement des eaux usées de Deux-Montagnes

Mission

La Régie de traitement des eaux usées de Deux-Montagnes a pour mandat de gérer la construction, la rénovation et l’exploitation de la station d’épuration servant au traitement des eaux usées, et s’assure du respect des règlements visant la protection civile et l’environnement.

Installations

L’usine de type étangs aéré facultatif a été mise en opération en 1999. Desservant une population d’environ 35 000 personnes, la station traite en moyenne 20 178 m3 d’eau par jour (2014). Les équipements de procédés dont elle dispose consistent en un dégrilleur mécanique, 3 dessableurs, 3 étangs aérés, 4 soufflantes centrifuges de 125 hp chacune.

Dégrillage et compactage

Le tamisage, assuré par des grilles, permet de protéger les ouvrages de traitement en enlevant les matières grossières entraînées jusqu'à la station par les eaux usées. Les déchets prélevés sont dirigés périodiquement par camion vers un site d’enfouissement autorisé.

Dessablage, déshuilage et dégraissage

Cette étape du procédé est essentielle pour prévenir les problèmes d'usure prématurée et même de bris d'équipement causés par les sédiments transportés par les eaux usées.

Remplacement des aérateurs de surface

En 2010, des travaux majeurs ont été réalisés à la Régie de traitement des eaux usées de Deux-Montagnes afin de remplacer les aérateurs de surface, car ils ne permettaient plus de maintenir un résiduel d’oxygène suffisant pour éviter l’état septique des eaux usées durant la chaîne de traitement et d’assurer la performance du système épuratoire.

En plus de sa faible performance énergétique, le dégagement d’odeurs nauséabondes, la production de H2S et la perte de performance épuratoire de l’usine étaient tous des conséquences directes de l’inefficacité et du manque de fiabilité du système d’aération de surface.

Au départ, le système d’aération comprenait 28 aérateurs de type Air-O2 totalisant 525 HP. Ces aérateurs avaient l’aspect de moteurs à hélices de bateau hors-bord installé sur une barge flottante. L’oxygène n’était donc pas entraîné jusqu’au fond du bassin ce qui nuisait directement au transfert d’oxygène entre l’air et l’eau en minimisant le temps de contact.

Maintenant, c’est un système Biolac fine bulle qui a remplacé les installations précédentes. Ces diffuseurs sont maintenant installés à 300 mm du fond des étangs. Les fines bulles qui en sortent bénéficient donc d’une remontée maximale afin que l’oxygène contenu dans l’air se transfère efficacement à l’eau. Quatre soufflantes turbo à haute efficacité (dont une en redondance et une servant uniquement aux demandes de pointes extrêmes) toutes munies d’un entraînement à fréquence variable permettent l’injection de l’oxygène dans le fond du bassin. Les fines bulles créées par ce système permettent une meilleure absorption de l’oxygène dans l’eau ce qui permet une réduction des besoins énergétiques considérables. Au lieu d’ajouter des aérateurs de surface inefficace pour répondre à la demande grandissante de la région desservie et pour combler un manque de fiabilité, la Régie et leurs consultants ont décidé d’optimiser le système.

Les méthodes employées sont les suivantes :

Installation de quatre soufflantes hautes efficacités de 125 HP avec entraînement à fréquence variable. Une des soufflantes est en redondance, donc la puissance en fonctionnement est de 250 HP ou moins dans 90 % des conditions et de 375 HP dans les conditions les plus critiques;

  • Agrandissement du bâtiment technique existant, afin d’installer les nouvelles soufflantes;
  • Installation d’une conduite d’alimentation d’air pour les nouveaux diffuseurs;
  • Installation des nouveaux diffuseurs d’air de type fine bulle dans les étangs aérés;
  • Installation d’un nouveau système de ventilation dans le bâtiment technique, afin d’éliminer la présence potentielle de H2S;
  • Amélioration du système de dosage de coagulant (Alun);
  • Séparation des trois étangs avec des rideaux séparateurs afin d’obtenir l’effet de six étangs en série.

Le système Biolac a les avantages suivants :

  • Installation du système sans vidanger les étangs;
  • Entretien moindre que les aérateurs de surface;
  • Efficacité plus grande (250 HP dans 90 % des conditions au lieu de 525 HP);
  • Faible coût de construction. Globalement, le projet a permis une réduction de 59 % de la consommation énergétique associée à ce procédé

Impacts secondaires

La réduction de la consommation énergétique permet de réaliser des économies chaque année. Le système Biolac est une excellente solution pour les régies de traitement des eaux usées utilisant des étangs aérés facultatifs, ce qui représente une majorité des municipalités au Québec. Il nécessite moins d’énergie pour traiter un débit d’eau plus grand. Ce type de système permet également de réduire l’appel de puissance donc les équipements électriques sont moins sollicités. L’entretien est beaucoup plus facile, car les composantes mécaniques sont situées dans le bâtiment. Avec le système original, les équipements étaient décentralisés à l’extérieur. La nouvelle solution améliore la durée de vie, car un entretien préventif rigoureux est plus simple à implanter. Le nouveau système mis en place réduit la consommation énergétique des installations. De plus, sa fiabilité permet une performance épuratoire plus grande ce qui permet un rejet des eaux de meilleure qualité à l’environnement.

Les exigences de rejet du MDDELCC sont facilement respectées depuis la mise en place du nouveau système d’aération. Il crée ainsi un moins grand impact sur l’environnement sur deux niveaux. Les chaînes d’aération se déplacent en surface de l’eau propulsée par les fines bulles émises par les diffuseurs qui balancent près du fond de l’étang. Les diffuseurs en mouvement produisent une meilleure dispersion d’oxygène dans la masse de l’étang. Le dégagement de gaz H2S, qui résulte du manque d’oxygène dissout dans l’eau, est nuisible pour la santé humaine et il occasionne des odeurs nauséabondes. Le nouveau système en place évite ces inconvénients et assure la sécurité du public. L’amélioration de l’efficacité du système permet également d’éviter d’avoir à agrandir les infrastructures municipales, puisqu’il est maintenant possible de traiter plus d’eau avec les mêmes installations

Coût global du projet 1 850 110 $

Subventions et participations externes 255 746 $

Municipalités/villes membres et délégués

Pointe-Calumet
M. Normand Clermont, représentant de la municipalité et président du C.A

Saint-Joseph-du-Lac
M. Louis-Philippe Marineau, représentant de la municipalité et vice-président au C.A

Sainte-Marthe-sur-le-Lac
M. Yves Legault, représentant de la ville

Deux-Montagnes
Mme Manon Robitaille, représentante de la ville

Séances mensuelles

Les séances régulières de la Régie de traitement des eaux usées de Deux-Montagnes ont lieu le troisième lundi de chaque mois à 18 h 15, à l’exception du mois de janvier où la séance se tient le quatrième lundi. À noter qu’aucune réunion n’est planifiée en juillet.

Politiques et règlements

Politique de gestion contractuelle

Dans le cadre de l’adoption des Projets de loi 76 et 102, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du Territoire (MAMROT) impose, entre autres, aux organismes publics, l’adoption d’une Politique de gestion contractuelle.

Cette Politique prévoit des mesures pour assurer une saine concurrence entre les personnes voulant contracter avec la Régie de traitement des eaux usées de Deux-Montagnes et vise à promouvoir la transparence dans l’octroi des contrats et le respect des règles relatives à l’attribution de tels contrats.

Liste des contrats

Depuis le 1er avril 2011, les organismes publics ont l'obligation de publier et tenir à jour, mensuellement, une liste des contrats qui comportent une dépense d'au moins 25 000 $. Chaque contrat contenu dans cette liste doit demeurer publié pour une durée minimale de trois ans.

Les organismes publics utilisent le Système électronique d'appel d'offres (SEAO), approuvé par le gouvernement pour l'application de la Loi sur les contrats des organismes publics, pour publier leur liste de contrats.

Pour accéder à la liste des contrats de la Régie de traitement des eaux usées de Deux-Montagnes, consultez le SEAO.